Mardi 3 février 2009
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Après la crise financière est venu la crise économique et maintenant la crise sociale.
L'annonce des licenciements dans de nombreuses entreprises, de fermetures de sites industriels, plonge nos concitoyens dans une angoisse profonde. Les salariés directement concernés sont dans la
détresse et la colère avec le sentiment d'avoir été trompés. C'est le choc terrible entre ceux qui produisent la richesse et ceux qui en profitent !
Pas assez rentables ! coûts trop élevés ! pas de marges suffisantes ! les actionnaires retirent "leurs billes" .....
Les conséquences : des drames humains, des projets modestes qui s'effondrent, la peur du lendemain lorsque les ressources ne permettront plus de payer le loyer, le crédit, le transport, la santé,
la nourriture ....
Les plans de relance semblent des nébuleuses, des promesses auxquelles ne croient plus ceux qui sont frappés si injustement.
La mobilisation des élus est indispensable mais les salariés attendent autre chose que des discours, que des explications sur les causes de la crise, ou des polémiques entre droite et gauche .
Les salariés de EXIDE Auxerre (FULMEN) réunis autour de Guy Ferez le 26 janvier nous ont demandé d'agir vite.
A défaut de solutions immédiates pour enrayer le processus, la prise en charge des salariés fragilisés psychologiquement par l'annonce de la fermeture du site était à organiser.
C'est depuis ce lundi matin 2 février chose faite à la MAISON DE L'EMPLOI de l'AUXERROIS avec la mise en place d'un accueil téléphonique dédié et d'un accueil physique. Un Travailleur social fera
le point avec chaque salarié de sa situation afin d'anticiper les risques sociaux, financiers, sanitaires... de l'ECOUTE et du CONSEIL, de la prévention.