Dimanche 10 février 2008
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Je n'ai aucun doute, il n'y aura pas un seul
candidat, que ce soit aux élections cantonales ou municipales, qui ne fera pas figurer dans son projet son engagement pour le DEVELOPPEMENT DURABLE .
Si cela semble en effet incontournable, tant la prise de conscience de nos concitoyens est grande sur le sujet et qu'il est évident que nous souhaitons tous que notre planète puisse offrir
aux générations futures un cadre de vie heureux, les moyens pour inverser les tendances facheuses du réchauffement de cette planète et de ses conséquences ne sont pas évidents.
Des solutions a priori sympathiques comme l'éolien ou les biocarburants rencontrent vite des contestations, et sans être un spécialiste de ces questions, je m'y intéresse et j'observe que les
arguments "en faveur de " ou "opposés à " sont crédibles et ouvrent le débat. La question du biocarburant dernièrement évoquée dans les colonnes de notre quotidien régional,
montre la difficulté pour les élus de trancher entre les intérêts des uns et les risques pour les autres. Un article récent intitulé "vent de folie sur l'éolien" apporte aussi un éclairage sur
cette question de l'énergie éolienne (cf Nouvel Obs du 10 janvier N° 2253).
La terminologie évolue aussi et après avoir beaucoup parlé de DEVELOPPEMENT DURABLE, le vocabulaire s'oriente vers DEVELOPPEMENT SOUTENABLE ! J'opte plus volontier vers ce deuxième
terme tout en n'allant pas vers les théories de "décroissance" dont la formulation négative n'offre pas à mon sens de perspectives d'espoir et de progrès.
S'il faut prendre conscience, qu'à consommer de plus en plus les ressources naturelles, avec une augmentation importante des populations et tout particulièrement celle des pays en plein
développement, et à rejeter de plus en plus de CO2, cela puisse conduire à la mort de la planète et des êtres qui y vivent, rien n'empêche d'être d'abord citoyen et acteur dans son quotidien pour
ralentir le processus destructeur.
Conférence de Bali, protocole de Kyoto, Grenelle de l'environnement .... il est évident que des mesures politiques complexes internationales, européennes et nationales s'imposent en urgence pour
inverser les tendances, mais il me semble que s'il faut "penser globalement et agir localement" il faut aussi "penser localement, dans nos communes, notre canton, notre département et agir
individuellement" pour que l'addition de nos économies d'énergie contribue à la réduction du CO2.
Le terme "écologie" signifie : "science qui étudie les conditions d'existence d'un être vivant et les rapports qui s'établissent entre cet être et son environnement".
Alors très modestement comme de plus en plus de mes concitoyens, avec
juste un peu de bon sens et de contraintes minimes, je procède depuis de nombreuses années au compostage des déchets alimentaires et de jardin, à la récupération d'eau de pluie, au tri sélectif, à
l'utilisation de la déchetterie régulièrement, à l'utilisation des jambes à la place de la voiture
autant que possible.
Ces petits gestes simples du quotidien induisent un comportement qui peut prendre une dimension plus collective dans une commune et un département. L'agenda 21 conduit sur la Ville d'Auxerre,
l'Eco Quartier des Brichères, la promotion des énergies renouvelables à la Maison de l'Eau, la défense des espaces naturelles, la protection de la faune et de la flore, le reboisement exigé par des
Baulchois à des Promoteurs "pressés" de rentabiliser des parcelles devenues constructibles , la démocratie active auprès des élus décideurs en matière de PLU ....sont autant de démarches
constructives et solidaires qui contribueront à la sauvegarde de la planète.
Par Guy Paris
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Publié dans : ECOLOGIE
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